état desprit de candidats
étape 4/8

le lendemain de la publication
des résultats d'admissibilité


Concours
Rédacteur
Rédacteur principal 2ème classe
Session 2019/2020

Mardi 17 décembre 2019

Au lendemain de la publication de la liste des candidats admissibles aux épreuves écrites et autorisés à concourir aux épreuves orales du concours de rédacteur territorial et rédacteur principal territorial, nous sommes allés à la rencontre de 8 candidats, membres de notre groupe Facebook dédié à ces deux concours, et nous leur avons posé une série de huit questions afin de connaître leur ressenti et leur état d’esprit du moment, après cette étape cruciale sur la route de l’admission.

25. Es-tu admissible aux épreuves écrites ?

Stéphanie : Oui

Laëtitia : Oui

Isabelle : Oui

Ingrid : Oui

Nawal : Non

Bénédicte : Oui

Magalie : Non

Fabienne : Oui

26. Quel fut hier ton état d’esprit avant l’affichage des résultats sur le site du CDG/CIG ?

StéphanieEn forme car je ne m’attendais pas à ce que les résultats tombent 3 jours plus tôt !

Laëtitia : J’ai eu beaucoup de travail donc je n’y ai pas réellement pensé, surtout que dans mon esprit les résultats seraient publiés à 18 heures.

Isabelle : Je ne savais pas que les résultats seraient publiés plus tôt, je n’y ai pas pensé.

Ingrid : Avant les résultats j’en avais vraiment marre d’attendre ! j’ai cru que les résultats sortiraient hier jeudi (20/12/19), je n’ai pas arrêté de me connecter mais hélas ce n’était pas là ! Ce matin vers 10 heures le site du CIG a planté; j’avais la nausée. Je ne me sentais vraiment pas bien. Je voulais connaître le résultat. Heureusement une amie travaille au CIG et a été voir le résultats affichés.

Nawal : Un peu stressée !

Bénédicte : Peur d’être non admissible !

Magalie : Comme à chaque concours je me dis que ce n’est pas possible que mon nom soit dans la liste, comme ça si c’est le cas je suis moins déçue…

Fabienne : En panique totale ! J’ai essayé de m’occuper pour ne pas penser…

27. Lorsque tu as vu que les résultats d’admissibilité étaient consultables, qu’as-tu ressenti ?

Stéphanie : Je l’ai découvert en lisant une publication sur le groupe facebook donc gros coup de stress ! Palpitations et montée d’adrénaline !

Laëtitia : Un mélange d’excitation et d’appréhension !

Isabelle : Rien ! Je ne l’ai appris qu’après avoir été avertie que j’étais admissible.

Ingrid : J’ai versé ma petite larme… Un soulagement, une récompense, un encouragement… Une folle joie m’a envahie. J’avais envie de le crier à la terre entière !

Nawal : De la peur.

Bénédicte : Un coup de pression ! Très hâte de lire les résultats !

Magalie : J’ai stressée…

Fabienne : Un gouffre s’est ouvert… La panique… La peur que tout s’arrête !

28. Lorsque tu as vu la liste des admissibles, quelle fut ta réaction lorsque tu (as/n’as pas) vu ton nom ?

StéphanieContente d’y trouver mon nom, de voir que nous sommes peu d’admissibles au regard des présents lors de l’épreuve !

Laëtitia : J’ai été soulagée et contente !

Isabelle : Surprise, heureuse, stressée pour la suite !

Ingrid : J’ai vu mon nom avec soulagement. J’y croyais et je voulais y croire ! Mais cela reste un concours et j’aurais pu me tromper sur mon ressenti.

Nawal : J’étais déçue !

Bénédicte : Au début je n’ai pas vu mon nom, très triste, le coeur serré… Ensuite j’ai vu mon nom, j’ai demandé à plusieurs proches de vérifier que je ne rêvais pas, ensuite j’étais trèèèèèèèèèès contente ! Excitée !

Magalie : Cela m’a travaillé toute la journée !

Fabienne : Je n’ai pas vu la liste. Je savais que je n’allais pas figurer dessus. J’ai vu que j’étais admissible en allant consulter mon dossier personnel de candidat !

29. As-tu annoncé ces résultats autour de toi ?

Stéphanie : Oui à tout le monde, tout au moins ceux intéressés ! ainsi qu’à Christofle Erion.

Laëtitia : J’ai prévenu mon conjoint, mon directeur et mes collègues de travail mais sans fanfaronner car c’est la troisième fois que je suis admissible ! je sais que ce n’est pas encore gagné !!

Isabelle : Oui, à mes proches, mon formateur, mes amis, et à Christofle Erion.

Ingrid : Oui j’a annoncé les résultats autour de moi. Mes proches collègues qui m’on soutenue dans mes moments de faiblesse, mon marie, ma famille, mes amis… Toutes les personnes qui se sont intéressées à mon concours. J’ai eu des félicitations dans tous les sens mais rien n’est gagné ! Il reste encore une étape importante !

Nawal : Oui à tout le monde. Mon professeur était déçu car j’étais la meilleure de sa promotion… Bon, c’est comme ça…

Bénédicte : Oui, à ma famille, mes amis, mes collègues ainsi qu’à Christofle Erion.

Magalie : Je n’ai pas annoncé mon échec. j’ai juste dis que j’avais raté l’écrit aux personnes qui m’ont posé la question. Mais je les avais averties que c’était difficile et que je pensais avoir échoué…

Fabienne : Oui ! Ainsi qu’à Christofle Erion.

30. Aux niveaux physique et psychique, quel bilan tires-tu de cette longue période allant depuis ton inscription au concours à la publication aujourd’hui de la liste des admissibles aux épreuves écrites ?

Stéphanie : La préparation de l’écrit m’a demandé un gros investissement notamment pour l’épreuve des questions. Moins le rapport car j’ai passé les épreuves du concours d’attaché il y a peu de temps, du coup j’avais des restes de méthodologie ! Ensuite,  l’issue des deux épreuves écrites, j’étais satisfaite d’avoir fait le boulot et rendu deux copies achevées. J’ai mis de côté les révisions dans l’attente des résultats d’admissibilité.

Laëtitia : On sait que les concours demandent beaucoup d’implication et de travail, cela fait partie des règles, on a rien sans rien ! Pour ma part, connaissant le process, je suis restée concentrée mais sans me stresser. La période d’attente de publication des résultats de l’écrit semble interminable, mais in ne faut pas perdre de vue que l’oral arrive rapidement, donc il ne faut pas se démobiliser et rester à l’affût de l’actualité !

Isabelle : Fatiguée physiquement et moralement !

Ingrid : Psychologiquement il y a eu des hauts et des bas. Il a fallu me remonter (fin juin) car je perdais espoir, je m’investissais sur tous les fronts pour être au top partout (activité à 100%, maman de deux enfants de 7 et 4 ans, mari absent, etc.) mais après un break en juillet j’ai redonné un coup de fouet après les vacances jusqu’au 3 octobre, jour des épreuves écrites. J’ai vraiment souffert à un moment car lorsque je m’occupais de mes enfants je culpabilisais de ne pas travailler, et inversement quand je travaillais je culpabilisais de ne pas m’occuper de mes enfants !! C’est surement eux qui en ont le plus “souffert” car je n’étais pas disponible. Il fallait gérer su mon “temps libre” le linge, les repas, les devoirs, les courses… enfin tout le reste quoi ! L’attente a été longue, très longe. La confiance partait au fur et à mesure mais je gardais toujours en tête ma première impression, je me raccrochais.

Nawal : Je ne regrette rien, je me suis donnée à fond avec les conditions que j’avais. Je ne pouvais pas faire plus !

Bénédicte : Bien dans l’ensemble.

Magalie : Tout est long. La préparation est un puits sans fonds, avec des parenthèses sur sa vie privée, de la fatigue morale et physique qui s’accentue avec le temps. L’attente entre l’écrit et les résultats de l’écrit est trop longue dans le département du Gard. Aussi il a été difficile de préparer l’oral sans avoir les résultats de l’écrit.

Fabienne : Je me sens plus légitime à passer les concours. Après, il est tôt pour faire un bilan car pour moi rien n’est joué ! Nous sommes 53 admissibles pour 40 places ! Je ne laisse aucune place aux analyses. Le plus difficile reste à faire ! Je révise et je fonce pour décrocher le concours !

31. Au niveau de ton entourage, ta famille, tes proches, quel est leur avis sur ta participation au concours ? 

Stéphanie : Mon entourage est fier et reste toujours confiant. Je travaille le soir quand les enfants sont couchés et je planifie à l’avance des dimanches où je m’exile chez mes parents. Je pense donc que personne n’en souffre si ce n’est peut-être quand je suis à fleur de peau, fatiguée et donc plus irritable.

Laëtitia : Mon conjoint et ma direction m’ont toujours soutenue dans cette démarche et espèrent vraiment ue cette fois-ci sera la bonne. Ma famille comprend que cela nécessite du travail; après je m’étais organisée, j’avais posé une semaine de congés entièrement dédiée à mes révisions, à la maison, au calme (cela était plus simple pour moi pour réviser sans perturber ma vie de famille). Je travaillais également entre midi et deux heures sur mon lieu de travail. Mon diirecteur m’avait également proposé de réviser sur mon temps de tafavil, ce que j’ai refusé. Donc je dirais que personne ne souffre de ma participation au conourrss.

Isabelle : Ils me trouvent courageuse. Évidemment je suis moins disponible mais ils sont compréhensifs !

Ingrid : Mon mari s’est investi en partant avec les enfants à l’extérieur le plus souvent possible afin que je puisse travailler dans le calme. Il m’aidait à réviser en me posant des questions sur les sujets. Les enfants ont vraiment senti un manque de présence. Mon aînée me demandait “quand est-ce que c’est fini ton concours ? J’en ai marre que tu ne t’occupes pas de moi !”. Mes proches ne comprenaient pas tous (car pas dans la fonction publique). Pour eux il ne faut pas passer un concours pour pouvoir exercer correctement son activité professionnelle. Mais ils m’ont encouragée et surtout trouvée très courageuse de mener de front tout en même temps.

Nawal : Tout le monde est content de ma démarche de passer le concours.

Bénédicte : Ils sont plutôt encourageants. Certains s’inquiètent de me voir échouer (mon père). Mon compagnon est assez conciliant. Moi également. On sait que les révisions pour l’oral sont temporaires.

Magalie : Ma famille m’a encouragée. Mes amis m’ont moins vue mais ont compris ma démarche. Mon ami a eu du mal à comprendre ce que pouvait concrètement m’apporter ce concours et pourquoi je faisais des sacrifices pour cela.

Fabienne : Je suis entourée de grands bosseurs (quasiment tout mon entourage a fait des études). Tout le monde comprend. En revanche, ma fille est en vacances 2 semaines et je ne vais pas en profiter. C’est un vrai crève-coeur ! Sacrifier mes soirées, mes week-ends, des congés, je m’en fiche, mais les vacances de Noël avec ma fille c’est rude !

32. Aujourd’hui, comment vois-tu la suite des choses ?

Stéphanie : J’ai envie d’y croire mais je reste toujours sur mon échec, à peu de choses, de 2017. Je sais que je vais organiser très vite mes révisions et ne faire que ça ! Mais je garde à l’esprit que rien n’est gagné…

Laëtitia : Du travail, de la préparation, de l’entraînement pour la présentation, des oraux blancs avec les collègues de travail. Je vais me rapprocher des RH pour voir s’il est possible de bénéficier d’une formation CNFPT pour l’oral. Et ensuite on croise les doigts !

Isabelle : La suite s’annonce compliquée au niveau du temps à dégager pour réviser. Je ramène beaucoup de travail à mon domicile, je viens de prendre mes nouvelles fonctions et ma hiérarchie me demande d’être opérationnelle rapidement. Mon directeur est cependant d’accord pour que je pose des congés afin de réviser. “Priorité au concours” (je le cite)). Je vais donc me mettre en congés à partir du 10 janvier jusqu’à la date de l’oral.

Ingrid : Au boulot pour préparer l’oral ! Je me sens un peu perdue dans la présentation à faire de 5 minutes en externe mais, dès demain, j’attaque les révisions !! Il n’y a plus qu’un mois à donner, alors autant s’y mettre à fond pour donner le meilleur de soir. Ce n’est pas une aventure facile mais Christofle Erion a raison : le travail paye ! DONC AU TRAVAIL !!

Nawal : Je relativise, je suis triste car j’ai donné mon maximum. C’était finalement pas pour moi !

Bénédicte : Hâte de m’y mettre à fond ! J’ai vécu une difficulté familiale, émotionnellement, avec mon fils aujourd’hui. Je dois régler une affaire à l’école. Mon compagnon va beaucoup travailler pendant les fêtes. Mais je reste focalisée et je vais m’organiser pour optimiser mes révisions. Très envie de réussir ! De plus, mon DGS me soutient et va me faire passer un oral blanc. Il m’a indiqué qu’il militera pour ma nomination si je suis admise au concours car il est très satisfait de mes missions à ses côtés depuis septembre.

Magalie : Je suis rentrée dans la fonction publique en 2018, j’ai passé trois concours en un an, j’en ai réussi deux sur trois, j’ai fait des sacrifices pendant un an. J’espère être nommée sur le grade d’animateur. Ce que j’ai appris pour celui de rédacteur n’est pas perdu puisque ce sont des connaissances supplémentaires et cela me servira pour le prochain concours. Affaire à suivre…

Fabienne : Je ne veux pas laisser ma place ! Il me reste 4 semaines pour être prête et je ne veux pas échouer si proche du but ! L’admissibilité pour moi ne veut rien dire. Si je n’a pas mon concours je serais au même stade que les autres. Allez !! Dernière ligne droite !!! ET un grand merci à Christofle Erion pour tout !

Ensemble des états d'esprit de ce concours...

Interviews par Christofle Erion

Christofle Erion

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